poésies classiques, néo classiques, et libres
Pourquoi continuer de croire le mensonge De tes lèvres tombé ? Le beau mot d’amitié Est galvaudé, souillé; tu n’es d'aucune pitié. Je lis tes mots trompeurs jusqu’au creux de mon songe ! La désillusion est l’enfer où je plonge, Ton rire goguenard tinte...
Sur les pavés boueux , une rose opaline Nait de soupirs d’enfants, s’écoule sibylline, Elle éclot doucement, puisant vie aux corps morts. Tombés aux coups de feu sanguinaires d’une arme, Instrument dans les mains d’un tueur sans remords, Les couchant...
(tableau de Botticelli) L’hiver, vaincu, se cache Le printemps , orgueilleux En lisant sa moustache Déloge le pouilleux. Sur son manteau fleuri, les papillons Aux tons mordorés, récoltent les graines Répandent la vie, aux creux des sillons. Leur ballet...
Quand souffle le vent s’efface la nue Et tout là-haut s’éclaire la coupole Du ciel piqueté d’or, pour la venue De l’astre blond, sa brillante auréole. Pieds nus, nos doigts enlacés, nous flânons Au bord de l’eau ; le bruit sourd de la mer Rythme nos pas,...
Au château de meeting-pot vivait un couple de seigneurs Ils étaient heureux mais à leur bonheur manquait un descendant. Ils firent des pèlerinages à Lourdes , à Lisieux ,st Jacques de Compostelle Priaient la bonne mère, les saints et tout le ciel, de...
Ce matin, s’est vêtu tout en blanc le jardin. La neige, à pas feutrés, sur la ville indolente Étendait son manteau, d’étoffe rutilante Assourdissait le bruit le rendait anodin. Il marchait doucement chantant un air badin, S’arrêtait pour chasser d’une...
De guenilles vêtu marchait face au vent froid Un triste vagabond, il allait maladroit Ses pieds ensanglantés, trébuchaient sur les pierres. Avec son faciès, par les ans de malheur Buriné, ses yeux fous, délirant de douleur Il effrayait ;donc il fuyait...
Regarde, mon amour, fleurissent les lilas. Ils embaument le jardin. Loin de cet hiver froid, dont nous sommes si las Tu seras mon paladin. Écoute, mon aimé, gazouille l’hirondelle. Sa chanson mélodieuse Annonce le printemps; ses petits sont près d’elle...
Drapé dans ton indifférence Tu suis, tranquille, ton chemin Sans un regard pour l’humain, Debout au quai de l’espérance. Pour toi, il a la transparence D’un jour vide, sans lendemain, Drapé dans ton indifférence Tu suis, tranquille, ton chemin. Tu marches...
Le temps des regrets Souviens-toi, nous marchions En silence sur l’herbe menue, Vert pré, nous chantions Le cœur gai et l’âme nue Tout était beau, tout était rêve, Aucun bruit sous nos pas. Nous sourions sans trêve A ces regards d’autrefois Souviens-t-en...
Près de l’odorant chèvrefeuille Dormait un tout petit chat noir Se promenant un tamanoir Fouille parfois sous une feuille À l’ombre d’une perce-feuille Se mire un ver dans un miroir Près de l’odorant chèvrefeuille Dormait un tout petit chat noir. Un nid...
(tableau d'Auguste renoir) Éole tambourine, insistant au carreau De la chambre à coucher, tranquille et confortable, Où repose, quiet, l’enfant en son berceau. Il esquisse un baiser de sa bouche adorable En une lippe pour le gentil séraphin Que lui seul...
« Approchez, messieurs, mesdames, elle est belle ma nectarine, fraîche cueillie ce matin approchez…. » La maraîchère Framboise, trônait derrière son étal de fruits et ce que l’on voyait en premier, ce n’était pas ses fruits,non,mais son ventre gonflé...
Il a marché longtemps, trébuché très souvent ! Dans son bissac dormait un rêve, sous le vent Au rythme de ses pas, bercé tête à l’évent. Il s’est assis très las, tout près d’une fontaine Pour étancher sa soif; une chanson lointaine Virevoltait dans l’air,...
Sur l’écume des ans navigue l’esquif frêle De mon cœur, trop souvent échoué, naufragé Aux rives du désir, sentiments, pêle-mêle Dans ce corps vieillissant, il a tant voyagé, Toujours avec ardeur ! Alors que l’âge avance Je cueille les fruits mûrs, doux,...
J’ai vu se lever ce visage Douloureux sur le ciel grisé. Il paraissait cristallisé Flottant haut dans le paysage . Le regard sombre a embrasé Mon cœur, semblant être présage. J’ai vu se lever ce visage Douloureux sur le ciel grisé. Très longtemps il me...
haïku Marche dans la neige Sur les traces solitude Craquements de pas. Tanka Tu es, solitude L’instant où une chimère Naît, s’échappe dans le temps. Ho mon doux exil, Toi qui m’attires souvent Tu me fais pourtant si peur! Sur une remarque tout à fait...
Il était assis sur le froid trottoir Au pied de la cité dortoir, Fille hautaine. La face dans le dépotoir Il est sans haine. Souvent, il a tendu la main, Dans des halls fleurant le jasmin, Mais incertaine Est la charité d’un humain Faite sans haine. Qu’attendait-il,...
L’amour est un oiseau rebelle Que nul ne peut apprivoiser L’amour est un oiseau rebelle Aussi doux que la colombelle Nous faisant don, sans chinoiser, De sa plus belle mirabelle Moins amère que la gabelle ! Aussi, lorsqu’elle va croiser Votre âme, au...
Dites lui, ho dites lui, qu’à vos yeux Il est pur joyau, pour vous précieux, Au creux de votre âme Que votre voix, bruissement soyeux, Jamais ne soit blâme. Osez cet aveu, sans fausse pudeur, Secouez le joug de cette froideur Paralysant l’âme De ces gens...
Brave les frimas Aspect fragile trompeur Au cœur de l’hiver. Ornait le corsage Des belles dames d’antan Parfois leurs cheveux Son calice blanc Recueille l’eau de la pluie Abreuvoir d’oiseaux. Pointe sa corolle Dans les débuts de l’année Issu du sang d’une...
(oeuvre de Ignac Günther 1724-1775) Oh ! Arrête donc, un instant de filer ! Tu vas rapide, Marchant sans repos, tu cours sans vaciller Trop intrépide. Le temps de voir le jour, d’ouvrir grands les yeux Sur notre terre Qu’il nous faut déjà, lui faire nos...
Comme je te souhaite à mille lieux De mon cœur qui se meurt, silencieux ! Toi, mélancolie, Tu me prends dans tes rets, trop odieux La joie abolie. Tu te ris de mes peurs; regard rusé, M’offre l’aveu, d’un air désabusé, De cette folie, Où je sombre, l’esprit...
Me prenant par la main, Tu m’entraînes très loin,dans le cosmos, Sur le doux chemin, D'un rêve bleu nuit, incrusté d'émaux. Du pur firmament Tu m'offres, alors, brûlant de tendresse Un fatras dément D'étoiles d'or, lit de nos nuit d'ivresse. Tu souris,...
J’entendais un bruissement lointain Sur mon épaule, un ange me souriait, narquois, d’un air mutin. Ho ! Comme c’est étrange ! A mon oreille, il parlait,il parlait ! Faisant de petits signes Il tourbillonnait, un vrai feu follet Dansant le lac des cygnes….....