poésies classiques, néo classiques, et libres
Sur champ de sang et de larme, J’écris le vacarme, Des cris d’un cœur en tourment Que ton abandon désarme. Loin, un glas sonne l’alarme Au chemin d’un sentiment. Sévère ce châtiment D’un ciel peu clément ! T’aimer ? mon cœur se parjure Et blasphème au...
J’aime ce jour! nos mots seront silence, Mots interdits, hurlants dans leur violence, Nous apprendrons le langage des mains, Celui de nos yeux en sera le doux refrain. De mes tourments qu’il soit la délivrance. L’amour, ce feu brûlant d’invraisemblance,...
Sous la caresse de la brise Frissonne le cœur d’une fleur Loin , chante le merle siffleur Enivré de jus de cerise. Le lilas se fait cajoleur Ombrant galamment une rose Son habit blanc sous la chaleur Se flétrissant, elle est morose. Dans un coin vit la...
Humain Dans le creuset du désintéressement, Coule l’oubli d’un geste généreux, Ce beau confort qu’avec tant d’acharnement, Nous défendons, n’offre qu’un sombre creux. Toutes les nuits, nos rêves d’abondance, D’honneur et de gloire, flattent notre amour,...
Quand tout est silence Au pays de l’illusion L’esprit sans contrainte s’élance Au cosmos entre en fusion. Les rêves sont évasion Quand tout est silence Où tout devient conviction Le deni de toute évidence En pénétrant la turbulence D’un monde de confusion...
Cher père Noël Dans ta grande hotte rouge Prends la colombe de la paix N’oublie surtout pas Du pain pour les enfants pauvres Mourant de faim dans les rues Tu emporteras Autant de tonneaux d’amour Que ta troïka supporte Et de tout là-haut Déverse le en...
(Soir d'hiver Ah ! comme la neig a neigé! Ma vitre est un jardin de givre.) Emile Nelligan 1879-1941) Ah! Comme la neige a neigé ! Ma vitre est un jardin de givre. Ah ! Comme la neige a neigé ! Sur ce sol déjà ravagé Mon chemin il me faut poursuivre Taillé...
Coucou! je suis Chat Nöel Vêtu tout de rouge Avec mon bonnet sur les yeux! Mais!!!! Ne vous y trompez pas, Je ne vais pas rater, au bon moment, Vos cheminées, ramonées j’espère. Je vous laisse pour ce soir Je vais m’installer au coin du feu Et lire vos...
Car, vois tu, chaque jour je t’aime davantage. Tel un esquif perdu voguant loin de son port Et fétu sur la mer recherchant son ancrage, Je t’ai trouvé, fleuron surgissant sous l’orage. Simplement, tu reçus l’errant sans passeport. Refuge j’ai trouvé dans...
J’ai tant de fois fait ce chemin Que même, en pleine nuit, je devine ton ombre. Je sens la douceur de ta main Me guider tendrement hors de cet endroit sombre. J’en connais chaque creux, la plus petite ornière. J’ai tant de fois fait ce chemin, Le cœur...
Une, puis deux notes Une valse de Viennes Et des mains qui s’enlacent Trois temps allégro Des couples tourbillonnant Glissent sur le parquet brun (sédôka) Bal à Bougival Viens poupoule guincher Laisse toi aller ma belle Ta robe froufroute Oui! Je sens...
A l’encre de la nuit je trempe ma plume, Et sur un bout du ciel s’écrivent mes mots. La lune me sourit, mais pleure à mes maux Cachant sa face en un nuage de brume. Sous l’astre divin, feu follet, ma raison Se perd au firmament, cherchant la lumière D’une...
De sa main, là, sur mon épaule lasse, De son ombre paterne auprès de moi, De sa voix, rempart contre mon émoi, J'ois son murmure et sa chaleur m'enlace. Je garde de lui tant de souvenirs, Ses yeux si bruns, ceux d'un visionnaire, Voyaient déjà mon futur...
Un banc qui m’accueille Le vent d’octobre froid souffle Doux bruissement dans l’air Nez en l’air levé J’écoute chuter les feuilles Sur le sol tout blanc de givre. (sédoka) Un craquement sec Sous mes pieds de branches sèches Crissement lugubre Chant triste...
Au calice rubis, perlé de rosée De l’églantine, un petit oiseau s’abreuve. Rentré de pays lointains l’aile brisée Par le trajet, qui fut une rude épreuve. Ho ! Le joli pinson Séraphique est son chant. À pas rapides, courts, il erre sur l’herbe Cherchant...
Sur les ailes du vent, j’ai touché l’infini Des étoiles mourantes, Sur les rives du Styx, passe le temps honni Par les âmes errantes Aux portes de l'éden , chantent les séraphins Vêtus d’une tunique blanche, Cristalline, leur voix rebondit aux confins....
J’ai cru, présomptueuse et bien à tort, Avoir ce don surnaturel du sort De t’arracher aux griffes de la mort! Avais tu confiance ? Dans tes yeux d’animal vit la douleur, Le mal tatoue en ta peau sa couleur. Et je n’ai rien compris, pour ton malheur!!!!!!!!!!...
(image du net link) Aux rives de l’étang, la grenouille grelotte En croassant de peur ! Le ciel ce furieux, Déverse sa colère en grain impérieux, Comme tout alentours se tourmente et sanglote! La nue en farandole, ombrage les closeaux, Esquisse en clair...
Il est douloureux, long, ce chemin mon amour De toute mon âme, je viens vers toi toujours. Délicat pétale de soie rouge carmin, Baisers tendres sur tes lèvres goût jasmin, Je baiserai ta bouche pour l'éternité . Légère tel souffle de vent cristallin,...
Enraciné dans l’herbe verte Le grand (h)être se tord les mains! Sa longue tignasse est couverte De petits points roux et carmin ! S’adressant aux sylphides Il les adjure de lui rendre Sa toison blonde ! Les perfides Ont de petits ris trop candides « Tu...
Au dernier jour Tu lui diras ces mots Qu’on ne dit qu’une seule fois, Quand on parle au sable, Quand la nuit grignote Le soleil devant la porte. Tu lui diras que tu l’aimais D’une profonde chaleur Sur cette terre Aux soirs de noël, Devant la solitude,...
La nuit étend son manteau de satin, La ville s’endort. Au ciel argentin Clouté de diamants, encor lointain, S’élève un chant délicat, célestin. Murmurent les étoiles Un bruit très doux déchire le silence. Dans l’astral pur, une note s’élance Reprise en...
(image du net link) Sous le ciel sombre de Paris Main dans la main, nous marchons dans ses rues, Et souvent l’écho de nos ris Rejaillit aux murs des maisons ventrues De gentils amoureux. Tu me racontes l’avenir, Nos tendres moments, seuls dans notre chambre...
Yeux malicieux La moustache poivre et sel Tu chantais pour nous Grattant ta guitare Tu montrais du doigt l’immonde Dénonçant l’ignoble Épris de liberté À son psaume un nouveau verset Tu rajoutais en chanson Mais un jour d’octobre Tu nous tiras ta révérence...
Tristesse dans mon cœur, tu pénètres furtive, Répandant sur ma vie une ombre de douleur. J’ai pourtant envers toi cette haine instinctive, Me faisant fuir très loin de ton air enjôleur Et la mélancolie est ta digne compagne, Languissante, mon âme aspire...